The Raid 2: Berandal

The Raid 2: Berandal, se passe quelques heures après les évènements du premier film The Raid, où la recrue de la police Rama (Iko Uwais) siège sur le gratte-ciel du Boss Tama. Rama se rend vite compte qu’il est dans une mauvaise situation; non seulement les gangsters meurtriers sont à sa recherche, mais aussi les flics corrompus et politiciens qui ont donné le feu vert au piège de Boss Tama sont aussi après lui. Suite au conseil d’un vétéran de la police sur qui il peut compter, Rama accepte une mission dangereuse: se rendre sous couverture dans le monde sous-terrain des criminels pour déraciner la véritable menace politique qui corrompt Jakarta.
Après quelques temps et énormément de difficulté, Rama arrive à s’infiltrer à l’intérieur du cercle fermé d’Ucok (Arifin Putra), le fils du patron du crime Bangun (Tio Pakusodewo). Mais comme le dit le proverbe, il fait plus chaud sous l’aile du dragon que l’on ne pense. Quand le leader du gang rival Bejo (Alex Abbad) commence une guerre clandestine pour les rues de Jakarta, Rama se rend compte que le choix de ses compagnons n’est pas aussi clair qu’il pensait – et que tout le monde n’est pas ce qu’ils semblaient être au début.

Le casting de ce film inclut des vétérans tout comme des nouveaux visages dans venant du paysage cinématographique indonésien. Les performances sont solides, comme celle de Tio Pakusodewo qui amène de la gravité théâtrale qui fait de Bangun un antagoniste intéressant, et Iko Uwais a plus d’espace pour faire évoluer son personnage. Julie Estelle (qui joue Hammer Girl) ne parle pas beaucoup mais sera sans doute un élément que les fans préfèreront (l’un des meilleurs élément du film); cependant Yayan Ruhian (Mad Dog dans le premier film) semble un peu trop forcé dans le mix, ce qui rajoute au film une partie totalement inutile. Les chorégraphes qui s’occupent des scènes de combats ont été particulièrement bien choisis, et on peut s’en rendre compte pendant toute les scènes d’action du film.
En fin de compte, The Raid: Berandal, nous laisse dans un terrain d’entente entre: une saga lente et compliquée qui parle du crime dans la ville suivit de scènes d’actions sanglantes et plus folles les unes que les autres. Un petit ressenti de second film moins satisfaisant que le premier – mais pas pour son manque d’efforts ou d’ambition de la part d’Evans et de son équipe. Espérons juste que The Raid 3 (qui apparement va essayer d’avoir une approche ambitieuse sur l’histoire de la séquelle) va enlever les grossières lignes pour revenir à un film plus clean, plus simple et plus centré sur la direction narrative. Avec le nombres de corps que ce chapitre à produits, ça ne devrait pas être un réel problème. Cela reste quand même un film à regarder si vous aimez le genre, ne serait-ce que pour sa chorégraphie irréprochable lors des combats (ce qui a fait connaître le premier film dans un premier temps).

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The November Man

The November Man suit un agent à la retraite de la CIA, Peter Devereaux (Pierce Brosnan), qui est ramené pour aider à l’extraction d’un agent sous couverture à Moscou – une femme qui est l’assistante au criminel de guerre ainsi que président, Arkady Fedorov (Lazar Ristovski). Après les ordres pendant la guerre tchétchène impitoyable, Fedorov est devenu un atout clé pour la politique internationale, et avec l’aide de sa mercenaire Alexa (Amila Terzimehic), commence à rendre silencieux (tuer) tout ceux qui ont ne serait-ce qu’un peu de connaissance sur ses méfaits passés.
Quand Fedorov découvre que son plus grand secret est sur le point d’être découvert, la CIA est obligée de changer leur plan d’extraction – ce qui met Devereaux ainsi que son protégé, David Mason (Luke Bracey) en géopardie. Piégé dans une toile de mensonges et de subterfuges, Devereaux n’est plus sûr en qui il peut faire confiance – ce qui lui force à se pousser vers une assistante sociale locale, Alice Fournier (Olga Kurylenko), dans l’espoir de tracer un réfugié tchétchène qui sait comment se débarasser de Fedorov et de ses associés.
Basé sur le roman de Bill Grange, l’adaptation cinématographique de The November Man est dirigée par Roger Donaldson (Cocktail, Species et The Recruit), prenant énormément sur le septième livre de la série: There Are No Spies. Malheureusement, malgré un Pierce Brosnan avec beaucoup d’expérience en la matière, The November Man n’est ni vraiment captivant ni extrêmement intéressant – s’appuyant sur une série de tournures prévisible et des clichés du genre qui n’aident pas vraiment le scénario déjà fade. Même avec quelque moments qui plaisent au public et quelques phrases qui décrochent un sourire, ce film reste un film qui n’apporte que du drame d’espions sans inspiration et qu’on a déjà vu auparavant.
Le narration demande à être prise au sérieux, en traitant un grand nombre de sujets qui sont plutôt provocants (abus sexuel, crimes de guerre, et plus), mais n’arrive pas vraiment à rendre tout ça une histoire cohésive et parait vraiment brouillon.
Comme le protagoniste du film, The November Man est un film d’espions fade et contradictoire qui piétine dans l’effort d’examiner le compliqué (et moralement gris) monde des agents secrets. Ce film emprunte un grand nombre d’intrigue familière dans la matière mais n’arrive pas vraiment à en apporter une conclusion satisfaisante et pensée. Au final, l’intrigue est plus ou moins abandonnée avec un acte final prévisible et pâle en comparaison avec d’autres films d’espions drame. Ce film était supposé commencer une franchise de November Man pour Brosnan, mais, à la place, offre vraiment pas énormément plus qu’une imitation de basse qualité qui, comme le personnage à l’écran, ne peut pas surpasser son passé en tant qu’agent secret sur le grand écran.

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The Ryan Initiative (Titre Original: Jack Ryan: Shadow Recruit)

Dans The Ryan Initiative, Chris Pine se retrouve dans les chaussures de Jack Ryan, le fameux personnage principal de l’histoire de Tom Clancy – chroniquant les premières activités sur le terrain du personnage en tant qu’opérateur de la CIA. Après avoir souffert d’une blessure durant son service militaire, Ryan est contacté par le leader d’une équipe de la CIA William Harper (Kevin Costner), qui veut mettre l’ancien marine sous couverture en tant qu’analyste financier. A partir de là, Ryan mène une double vie, chassant les potentiels organisations terroristes qui feraient du commerce suspicieux sur Wall Street, avant de rentrer vers son ancienne physiothérapeute devenue petite amie, Cathy Muller (Keira Knightley).
Cependant, quand Ryan découvre des mystérieuses (et exorbitantes) transactions d’une firme russe, Harper l’envoie à Moscou pour enquêter. Une tentative infructueuse et une réception glaciale du CEO de la firme, Viktor Cherevin (Kenneth Branagh), forcent Ryan à faire quelque chose de désespéré – mettant sa propre sécurité au milieu de nationalistes russes malveillants et d’une attaque terroriste à haut profile qui pourrait dévaster l’économie américaine.
Le personnage de Jack Ryan débute dans le roman de 1984 de Clancy « The Hunt for Red October » avant d’apparaître dans (maintenant) cinq films joué par quatre différentes acteurs: Alec Baldwin dans The Hunt For Red October (1990), Harrison Ford dans Patriot Games (1992) et Clear and Present Danger (1994), Ben Affleck dans The Sum of All Fears (2002) tout autant que Chris Pine dans The Ryan Initiative – une plateforme de redémarrage de la franchise qui a plus d’une histoire intime à raconter durant les débuts de son personnage bien-aimé à la CIA. Pour résultat The Ryan Initiative réussit à apporter une histoire réfléchie sur le contre-terrorisme et la géopolitique, avec un tournant agréable de Pine, mais, l’expérience sur le grand écran (sans même mentionner le focus sur une relation romantique) rendent ce film un peu décevant pour les spectateurs qui s’attendaient à un film rempli d’action et d’aventure d’espionnage.
En fin de compte, c’est un film sur le drame d’espion agréable et adéquat – quoiqu’il ne délivre pas autant d’actions et de scènes explosives que d’autres drames d’espionnage moderne. L’histoire et l’antagoniste réussissent à mettre les aventures de Chris Pine dans le rôle de Jack Ryan en avant et nous font penser qu’il y aura une suite pour lui dans l’univers de Tom Clancy après The Ryan Initiative. Ce film reste quand même peu mémorable globalement au niveau des personnages. Il y a une raison de croire que d’autres réalisateurs pourraient développer les aventures de Jack Ryan mais le casting de celui ci manque un peu de piquant par rapport au potentiel de ces personnages – résultant en un film bon mais pas vraiment exceptionnel dans le genre du film d’espion.

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The Judge

The Judge suit l’avocat à la défense sans pitié Hank Palmer (Robert Downey Jr.) – qui a quitté sa petite ville dans l’Indiana (incluant sa famille et sa petite amie de lycée) durant la fin de son adolescence et ne regarda jamais derrière lui en regrettant. Maintenant un gros avocat de la ville sans pitié, Hank a construit une carrière prospère défendant des clients coupables mais très riches devant la cour civile et criminelle – avec aucun remords pour les victimes de ses clients. Malgré son succès et sa richesse, des longues heures et une approche impitoyable envers l’humanité ont pris la place sur son bonheur: Hank se tient à distance de son père dur, Joseph (Robert Duval), un juge local vénéré, et maintenant sa femme le quitte, menaçant de prendre la garde totale de leur fille, Lauren (Emma Tremblay).
Quand la mère d’Hank meurt de façon innatendue, il retourne chez lui à Carlinville pour les funérailles, attendant pour prendre le premier vol – seulement pour être pris d’assaut par le cas le plus personnel de sa carrière. Le sang d’un tueur présumé a été trouvé dans sa voiture de famille et Hank doit décider s’il peut mettre de côté son animosité pour défendre son père agé et obstiné devant la cour.
Réalisé par David Dobkin (The Change-Up), The Judge est un conte vraiment familier sur un homme qui trouve l’humilité de retourner dans sa ville natale – quoiqu’un avec peu de moments forts de drame. The Judge est une histoire de personnages solide avec des performances de qualité mais beaucoup de spectateurs font sûrement pouvoir anticiper où le film va – basé sur un format établi dans un nombre innombrables de films auparavant.
Le casting de support du film est solide, avec beaucoup de visages familiers dans des rôles clés, mais beaucoup d’arcs sont peu développés. Les spectateurs cherchant une histoire fraîche ou une performance mémorable de Downey trouveront que The Judge est un drame de personnages plutôt standard qui suit une histoire plutôt familière. Ceci dit, Dobkin inclut assez de détails unique pour différentier son film des drames similaires de la famille – résultant en un film perspicace mais pas forcément innovant dans le genre. Au final, The Judge est un film compétent, et une bonne plateforme pour briller à Duvall, mais ne réussit pas à rester une expérience vraiment mémorable malgré la performance des acteurs qui relève le niveau (et qui ne vaut pas le coup de faire le voyage aux salles de cinéma).

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